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Aperçu des possibilités de Terminal sur Mac OS X

Un grand nombre de programmes et outils disponibles pour le Mac, proviennent du monde Unix. Ils existent grâce au travail de programmeurs et innovateurs depuis des décennies.

Même si le principal apport des systèmes tels que Windows et Mac OS X est de donner accès aux fonctionnalités des logiciels, via une interface graphique, les professionnels et geeks travaillent chaque jour en utilisant ces outils logiciels via l’outil Terminal ou ce qu’ils appellent aussi “la ligne de commande”. Cela leur apporte efficacité et gain de temps.

Si vous découvrez ce monde, le meilleur conseil est d’essayer cette manière de faire pendant 15 à 20mn. Puis projetez-vous et pensez au temps perdu chaque jour via l’interface graphique, même si vous avez une certaine dextérité avec la souris ou les raccourcis clavier.

Maintenant, démarrez Terminal en allant dans /Applications/Utilities depuis Finder ou directement via Launchpad, et déroulons ensemble cet aperçu !

Des commandes simples et utiles

La commande ls

La commande ls sert à lister le contenu d’un dossier ou répertoire, soit celui dans lequel vous vous trouvez, soit un autre dont vous fournissez le chemin. Par exemple, dans mon cas, ls /Users/kayeva/ affiche dans la fenêtre du terminal, la liste des contenus (dossiers et fichiers) de mon répertoire personnel sur la machine.

Cela vous donne une autre vue de ce que vous aviez sous Finder. Nous n’entrerons pas dans tous les détails dans cet article, mais sachez que vous pouvez obtenir ici plus de détails, plus rapidement, sur vos fichiers. De plus, vous pouvez voir les fichiers cachés, ces fichiers de nature technique que l’interface Finder ne vous montre pas.

Avec la variante ls -la, vous passez les options “l” et “a” à la commande, ce qui va modifier son comportement, la liste est présentée comme un tableau avec des colonnes donnant les détails concernant les sous-dossiers et fichiers.

La commande cd

Elle permet de se déplacer à travers les dossiers de l’ordinateur, depuis le niveau “racine” du disque dur, en utilisant le chemin de chaque dossier que l’on veut atteindre.

Par exemple, à tout moment, cd /Users/kayeva/Documents me fait arriver dans le dossier prévu pour les documents.

La commande pwd

Lorsque vous ne savez pas précisément où vous vous trouvez, cette commande donne l’information du chemin du dossier courant par rapport à la racine.

La commande mkdir

Lorsque vous en avez besoin, mkdir suivi d’un nom, crée un sous-dossier portant ce nom dans le dossier courant.

Utilisez la complétion automatique

Lorsque vous utilisez des commandes telles que cd, il est possible de gagner du temps en se faisant aider par la complétion automatique. Vous tapez le début du nom ou du chemin d’un dossier, puis vous utilisez la touche “Tabulation”, et la magie opère ; le système vous propose une première possibilité pour compléter le nom que vous cherchez. Si vous tapez sur “Tab” un 2è fois, il vous propose éventuellement l’option suivante, et ainsi de suite.

C’est un exemple qui montre que cette façon de travailler est accessible à tout le monde. Vous n’avez pas besoin de connaître tous les détails du système, juste les bases et les éléments qui servent de levier pour faciliter le reste.

Consultez le manuel

Lorsque nécessaire, la commande man donne accès au manuel en ligne pour une commande donnée.

Il existe de nos jours des sites et des applications web qui fournissent ce type de manuel de façon moderne et ergonomique tout en permettant aux programmeurs de la faire évoluer.

Lancez vos outils depuis Terminal

Faites l’exercice d’aller sous /Applications/Utilities et de faire un ls -la pour vérifier les utilitaires qui existent à cet endroit sur votre machine :

$ cd /Applications/Utilities
$ ls -la
...

Vous pourriez ensuite lancer le navigateur Safari directement depuis le terminal comme ceci :

$ ./Safari.app/Contents/MacOS/Safari

Un nouveau champ de possibilités

Avec la pratique, vous pouvez rapidement passer à une façon de travailler plus productive. Vous pouvez aussi rapidement installer des logiciels complémentaires avec l’outil d’installation Homebrew-Cask, comme présenté dans un précédent article.

A plus long terme, cela ouvre la porte vers des outils qui automatisent des actions complexes.